Le sexe dessiné selon Simon Frankart, de Petites Luxures

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Le sexe dessiné selon Simon Frankart, de Petites Luxures

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Pour ce nouvel épisode deTout Sexplique, qui parle d’intimité et de sexualité, on s’entretient avec Simon Frankart, créateur du compte de « dessins d’intimité » Petites Luxures, suivi sur Instagram par 1,3 million d’abonnés, et qui a depuis élargi son terrain de jeu aux installations, livres, vêtements et divers objets.

Un nouvel ouvrage, le Diascope Petites Luxures est sorti récemment aux éditions Hoëbeke (20 euros). Dans ce livre-objet, on retrouve l’essence de l’œuvre de Simon Frankart: quelques lignes noires, du blanc, mais aussi un œilleton au centre par lequel on découvre, ou plutôt imagine une histoire érotico-poétique.

Que dessiner face à la censure ? 

Comment créer un dessin « intime », érotique, quelle différence avec le dessin pornographique ? Quels choix, quand on dessine, pour suggérer la passion ou le coquin ? Que révéler des corps ? Comment composer avec la censure du réseau social américain, où placer le curseur avec son public ? Comment interroge-t-on les normes ? Quid du poil ? On parle de tout cela avec Simon Frankart dans cet épisode, à écouter dans le lecteur ci-dessus.

Simon Frankart révèle tout d’abord les dessous du nom « diascope », puis les différences entre dessin intime et pornographique. Il revient ensuite sur les contraintes du réseau social Instagram, qu’il utilise encore pour donner à voir son travail.

Suggérer plutôt que révéler ?

Le graphiste rappelle que certains de ses dessins explicites ont été mal reçus par une partie de son public. Une réaction qu’il accepte. « Un dessin trop marqué sur certaines parties du corps, une scène un peu ‘trash’, ça devient ce que je ne veux pas. Ce que j’aime, c’est qu’on puisse regarder mes dessins sans être choqué, et après coup se dire : ‘ah oui, mais là, ils sont trois dans le lit’… ».

Il insiste sur la place de l’imaginaire pour s’approprier une histoire de sexe. « La partie excitante [de cette histoire], ce sont les lecteurs qui se la font eux-mêmes », affirme-t-il.

Simon Frankart évoque par ailleurs sa manière « féminine » de dessiner ses œuvres, et son lectorat plutôt féminin. Il rappelle aussi l’histoire de son logo, « une main, dans un cœur, dont deux doigts entrent dans un interstice », avant d’évoquer la place du poil dans ses dessins.

Anne-Laetitia Béraud

Crédit son: « The Vendetta » Stefan Kartenberg 2018 - Creative Commons – Ccmixter.org

 

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Pour ce nouvel épisode deTout Sexplique, qui parle d’intimité et de sexualité, on s’entretient avec Simon Frankart, créateur du compte de « dessins d’intimité » Petites Luxures, suivi sur Instagram par 1,3 million d’abonnés, et qui a depuis élargi son terrain de jeu aux installations, livres, vêtements et divers objets.

Un nouvel ouvrage, le Diascope Petites Luxures est sorti récemment aux éditions Hoëbeke (20 euros). Dans ce livre-objet, on retrouve l’essence de l’œuvre de Simon Frankart: quelques lignes noires, du blanc, mais aussi un œilleton au centre par lequel on découvre, ou plutôt imagine une histoire érotico-poétique.

Que dessiner face à la censure ? 

Comment créer un dessin « intime », érotique, quelle différence avec le dessin pornographique ? Quels choix, quand on dessine, pour suggérer la passion ou le coquin ? Que révéler des corps ? Comment composer avec la censure du réseau social américain, où placer le curseur avec son public ? Comment interroge-t-on les normes ? Quid du poil ? On parle de tout cela avec Simon Frankart dans cet épisode, à écouter dans le lecteur ci-dessus.

Simon Frankart révèle tout d’abord les dessous du nom « diascope », puis les différences entre dessin intime et pornographique. Il revient ensuite sur les contraintes du réseau social Instagram, qu’il utilise encore pour donner à voir son travail.

Suggérer plutôt que révéler ?

Le graphiste rappelle que certains de ses dessins explicites ont été mal reçus par une partie de son public. Une réaction qu’il accepte. « Un dessin trop marqué sur certaines parties du corps, une scène un peu ‘trash’, ça devient ce que je ne veux pas. Ce que j’aime, c’est qu’on puisse regarder mes dessins sans être choqué, et après coup se dire : ‘ah oui, mais là, ils sont trois dans le lit’… ».

Il insiste sur la place de l’imaginaire pour s’approprier une histoire de sexe. « La partie excitante [de cette histoire], ce sont les lecteurs qui se la font eux-mêmes », affirme-t-il.

Simon Frankart évoque par ailleurs sa manière « féminine » de dessiner ses œuvres, et son lectorat plutôt féminin. Il rappelle aussi l’histoire de son logo, « une main, dans un cœur, dont deux doigts entrent dans un interstice », avant d’évoquer la place du poil dans ses dessins.

Anne-Laetitia Béraud

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